POUR L'AMOUR DE L'ART: RENE HUYGHE et       Quelques êtres exceptionnels qui m'ont initiée à l'Art               Pierre et Denise LEVY, Katia GRANOFF                      Alfred et Marga BARR, Meyer SHAPIRO

René Huyghe de l'Académie Française (Arras 1906 - Paris 1997).

Portrait par le peintre portugais Médina.


                                                        DIALOGUE AVEC LE VISIBLE

Son Exc. le docteur François Darne, Ambassadeur de l'Ile Maurice.
Son Exc. le docteur François Darne, Ambassadeur de l'Ile Maurice.
René Huyghe de l'Académie Française, de profil.
René Huyghe de l'Académie Française, de profil.

Marie-Hélène Giscard d'Estaing-MONTRICHARD

Née le 6 Janvier 1937, Marie-Hélène de Montrichard est une artiste injustement oubliée. Elle peignait et faisait aussi de la poterie sous la signature Montrichard. Mariée à Olivier Giscard d'Estaing, elle lui a donné 4 enfants : Charles, Geoffroy, Olivia et Roland. Je regretterai toujours de n'avoir pu organiser une exposition digne d'elle à Pinterville.

D'une beauté diaphane et d'une élégance vieille France, avec Olivier, ils formaient un couple formidable. Ils ont honoré de leur présence les salons de Pinterville dès le premier jour. Avec le boycott dont j'étais victime (voir Chapitre HISTOIRES) nous avions du interrompre nos activités culturelles. J'ai appris son  décès  tardivement.

KATIA KRANOFF 1895-1989

M. Alain Poher, Président du Sénat et Mme le ministre Simone Veil attachent la cravate de commandeur dans l'Ordre national du Mérite au cou de Katia Granoff, le 13 juillet 1979.


Deauville 1979, Katia et Yves Ciampi.
Deauville 1979, Katia et Yves Ciampi.

VINCENT ROUX 1er Décembre 1928 - 8 Juin 1991

Un grand peintre et un ami trop tôt disparu

Vincent Roux et Eliette Meynieu,90 printemps à Pinterville chez Maguy tran
Vincent Roux et Eliette Meynieu,90 printemps à Pinterville chez Maguy tran

Guy-Louis Duboucheron,le grand ami de Vincent Roux,Carole Chombert Perraudin
Guy-Louis Duboucheron,le grand ami de Vincent Roux,Carole Chombert Perraudin

PIERRE (1907-2002) et DENISE LEVY                              LES MECENES de l'AUBE

André Derain, Hyde Park (détail).

Donation Pierre et Denise Lévy.

Dessin Pierre Lévy.


Pierre Lévy, Lydie et René Huyghe, Maguy Tran debout.

Maguy Tran avec Yvette Calmel-Rougerie.

Première radio libre, 1979.


La donation consentie à l'Etat en 1976 comprend, au total, 337 peintures, 1277 dessins, 104 sculptures, dont une série complète des bronzes de Derain, 1 estampe, 157 objets d'art occidentaux, 81 oeuvres africaines.

Le 20 octobre 1982 fut inauguré, en présence du Président de la République, le Musée d'Art Moderne de Troyes pour abriter toutes ces oeuvres.

 

Lire page  M.Martine, Léon Cligman : un don du ciel       cliquer

 

 

GIACOMETTI 1901-1966

L'AMOUR SORCIER. ALBERTO et CAROLINE

Potrait de Caroline.Huile sur toile

1961   100X82cm (catalogue Maeght)

        Frank MAUBERT a eu le Prix RENAUDOT

        ESSAI 2012  pour ce livre


GIACOMETTI
GIACOMETTI
CAROLINE. Complimentée par Pierre  Lévy et René Huyghe
CAROLINE. Complimentée par Pierre Lévy et René Huyghe


                        Alberto et Diego....Diego et Alberto.   On ne peut les dissocier

J'ai fait la connaissance de Caroline et d'Alberto il y a de cela 55 ans. J'ai encore quelques oeuvres d'Alberto et de Diego ..Caroline était toujours à cours d'argent bien qu'Alberto lui en donnât sans compter surtout après chaque exposition....Un jour, j'ai remis à Alberto un dessin laissé en dépôt par Caroline et lui ai demandé de le signer. Il a bien ri, l'a déchiré, m'a donné un autre avec une dédicace....Ce dessin dédicacé "à monsieur Louis Portier" a été vendu aux enchères chez Maitres Ader et Picard (1975 ou 1976) pour régler les frais de succession de mon ami. Bien  que ce dessin fît la couverture du catalogue nous n'avons obtenu que 3.000 francs.....c.à.d.la moitié de la somme que nous avions donnée à Caroline 12 ans auparavant.

J 'aimerais retrouver ce catalogue Ader et Picard.

Avec les châssis et la peinture d'Alberto, Caroline s'exerçait à le copier. .C'était pas mal de l'avis même d'Alberto mais pas du tout du goût d'Aimé Maeght, surtout quand Alberto lui disait qu'il a juste corrigé les yeux !!! Mon ami  a acheté  la toile (il a donné à Caroline une somme assez conséquente). C'était pour qu'elle acceptât de l'accompagner une semaine au Maroc, je crois, d'où cette photo...sur un chameau, collée derrière le châssis avec celle de Caroline.

Finalement j'ai récupéré cette toile ...C'est une longue histoire : Annette criait au FAUX et voulait la faire brûler (heureusement je ne lui ai montré que la photo destinée à Aimé Maeght). " Faux, quel faux ? Caroline ne l'a pas signée, elle l'a peinte avec Alberto, chaque jour des milliers de peintres copiaient Leonardo au Louvre. ", rétorquais-je.   " Oui, mais le châssis, je le reconnais entre mille, il vient de l'atelier et la peinture c'est Alberto qui l'a préparée, on reconnait son jaune ocre....."  En fait comment avait-elle reconnu le châssis puisque ce n'était qu'une photo ?  - Ah ! les veuves et autres dépositaires moraux de tout poil !

Un jour, un milliardaire, collectionneur de renommée mondiale, me disait qu'il préférait le portrait fait par Caroline !  " Vous avez vu ces yeux, ils me suivent partout...."--- " Oui, répondis-je ce sont les yeux "à" Alberto !--

Il y a 20 ans David Somerset me proposait 200.000 francs pour ce tableau. Il n'y a qu'un homme comme moi qui puisse l'exposer dans son fumoir en clamant que c'est un faux fort chouette. Il y a 10 ans il m'a proposé 30.000 euros.!!!!

Tout au début des années 70, j'ai revu Caroline. Elle voulait vendre son appartement vers Montparnasse et des oeuvres de Michel Leiris....Elle me donnait comme nom TAMAGNO. Elle m'a vendu deux photos de Giacometti (ci-dessus). Je ne l'ai plus jamais revue, elle semblait n'avoir ni attaches, ni but dans la vie. Longtemps après la mort de mon ami, j'ai su sa véritable occupation à Montparnasse.  Un américain dont Giacometti a fait le portrait a traité Caroline de "prostituée",  de "p....", cela m'a choquée et j'ai refusé de serrer la main de ce goujat en repartant de la réception.

Caroline n'était ni vulgaire, ni méchante, ni cupide. Elle vivait simplement au jour le jour....elle nous disait  qu'elle préférait faire la manche que de trouver un travail.......J'aimerais bien la revoir.